Minute n°7: sans commentaire (ou presque)

If you can’t read from the same page, maybe I’m going deaf, maybe I’m going blind, maybe I’m out of my mind

You’re an animal, baby, it’s in your nature just let me liberate you

I Know you want it, but you’re a good girl

Talking  about getting blasted; Baby can you breathe? I got this from jamaica, it always works for me

The way you grab me, must wanna get nasty ; you wanna hug me, what rhymes with hug me?

What do they make dreams for when you got them jeans on?; Swag on even when you dress casual, I mean it’s almost unbearable.

I’ll give you something big enough to tear your ass in two

he don’t smack that ass and pull your hair like that

Not many women can refuse this pimpin’. I’m a nice guy, but don’t get it if you get with me.

Do it like it hurts.

I hate this blurred lines. I Know you want it.

 

Au départ, je souhaitais faire un montage de ces différentes phrases avec des images de divers projets de soutien (comme slutwalk, par exemple).Dans la mesure bien sûr des différentes traductions que j’ai pu lire et tenté de faire. Le résultat est beaucoup trop violent, et surtout, je ne veux pas dénaturer l’un de ces projets en le propulsant hors contexte. Je sépare donc bien les parties, mais j’ai quand même besoin d’exprimer ma frustration d’une façon ou d’une autre face à la violence de cette chanson. Je préfère quand la musique adoucit les moeurs, plutôt que quand elle tente de rendre « swag » les principaux arguments utilisés par les agresseurs. L’argument du hors contexe ne fonctionne pas pour elle, en entier c’est encore pire. Et on l’entend encore, et encore, et encore. C’est déjà déprimant de voir ces groupes d’ado en pamoison devant Justin Bieber and co, quand on voit les attitudes de soumission qu’adoptent les jeunes actrices dans les clips. Mais toutes les jeunes filles rêvent en secret de soumission et de prostitution, dixit le réal de Jeune et Jolie (enfin je médis je médis, mais je ne l’ai pas lu directement, simplement vu  dans une nouvelle revue…)

Donc voilà, retour de vacances un peu grognon. mais ça ira mieux la prochaine fois !

A suivre : ôde à la schtroumpfette

PS. si vous êtes parvenu à y échapper (je vous épargne le clip):

Et si je suis pas super pour la forme et une partie du fond, ça reste au moins une réaction:

« Defined Lines », la parodie féministe du tube… par Gentside

 

2 commentaires

  1. Si seulement tout le monde pouvait lire ce post. Si seulement… Et si seulement les médias pouvaient arrêter de reprendre cette chanson à toutes les sauces parce qu’elle a une « jolie mélodie entrainante »……….
    En Angleterre, une pub a été interdite de diffusion à cause de l’image de la femme qu’elle véhiculait.
    A quand une sorte de commission de surveillance de la pub -vidéo et imagée- et des clips en France ? Une vraie je veux dire, parce qu’il y en a soit disant déjà une…..

    1. Totalement, cela dit Najat Vallaud-Belkacem via cette commission est parvenue à « censurer » une pub, c’est un début, mais elles-ils ont encore du boulot. Et le »contrôle » des trucs dits culturels (ciné musique bouquin…) c’est un débat bien compliqué…c’est à chacun de se pencher dessus, ou pas, d’écouter et de s’en foutre, ou pas… cela dit j’ai l’imrpession qu’on est encore une fois dans un pic (la pub dont on parlait pour le prestataire de livre imprimé, les plans nichons/coït pour les voitures)… et là tu as tout: non mais tu le veux, non mais aussi t’as vu comment tu t’habilles, tiesn bois ça fume ça ça va te détendre… et j’ai laissé de côté les phrases vulgaires type t’es la plus chaude pétasse de la soirée, etc… on a pas fini de déprimer.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.